Mais où va l’euro ?

Tout d’abord, le système déresponsabilise les acteurs.Je reconnais d’ailleurs que c’est dans le temps spatialisé que nous nous plaçons d’ordinaire.S’agissant des marchés de l’immobilier et des actions, une correction à la baisse pourrait tout à fait avoir lieu un jour.Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Qui pense peu, se trompe beaucoup ».Un constat d’autant plus regrettable que certaines de ces entreprises pourraient potentiellement connaître une nouvelle vie grâce à des investisseurs étrangers.En effet, le chef économiste de l’hebdomadaire allemand  » WirtschaftsWoche  » se fait le porte-voix de la quasi-totalité de la presse et des économistes de son pays lorsqu’il présente cette baisse de taux comme un « diktat de la nouvelle Banque d’Italie, basée à Francfort ».Anticipant sur l’avenir, il désignera la série entière, on le placera au bout, que dis-je ?Et ce processus se poursuit indéfiniment et s’accélère.Il faut que des Américains aient produit du coton, des Indiens de l’indigo, des Français de la laine et du lin, des Brésiliens du cuir ; que tous ces matériaux aient été transportés en des villes diverses, qu’ils y aient été ouvrés, filés, tissés, teints, etc.Pour éviter ce comportement, il faudra revoir la canalisation de la responsabilité civile en matière environnementale.Les Européens n’ont pas pris conscience que les succès allemands à l’export n’ont été rendus possibles que par l’inflation forte et les déficits courants importants dans les pays périphériques et que la dépression périphérique depuis 2010 n’est due symétriquement qu’au refus de l’Allemagne de leur renvoyer l’ascenseur par une politique de « reflation » salariale massive.La première réalité que nous refusons de voir est que cette Loi de Programmation Militaire, qui n’est pas encore votée, est déjà lettre morte.

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