A qui le tour ?

À vrai dire, elle n’explique pas grand-chose, d’abord parce qu’elle accepte la subdivision et la répartition du réel en concepts que la société a consignées dans le langage et qu’elle avait le plus souvent effectuées par sa seule commodité, ensuite parce que la synthèse qu’elle opère de ces concepts est vide de matière, et purement verbale.Pour qui admet l’hypothèse du libre arbitre, l’un des plateaux de la balance est dans le monde moral, l’autre dans le monde sensible, l’un dans le ciel, l’autre sur la terre : dans le premier est une volonté libre, dans le second une sensibilité toute déterminée ; comment établir entre elles l’équilibre ?Uniquement dans les pays en développement, les fonds de retraite, les COMPAGNIES D’ASSURANCE et les fonds communs de placement détiennent plus de 6 billions $ en actifs et la croissance annuelle de la valeur de ces actifs est de 15 %.Il doit être d’autant mieux accueilli qu’il a plus coûté, et que la victime a une plus grande valeur.Le débat national sur la transition énergétique nous a fait peur en annonçant les masses financières nécessaires à la transition : 20 milliards d’euros par an sont évoqués.Mais le système nerveux peut-il se concevoir vivant sans l’organisme qui le nourrit, sans l’atmosphère où l’organisme respire, sans la terre que cette atmosphère baigne, sans le soleil autour duquel la terre gravite ?Christian Navlet aime à rappeler cette maxime de Karl Marx, »Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général ».C’est pourquoi l’intelligence se comporte inva­riablement encore comme si elle était fascinée par la contemplation de la matière inerte.Mais renonçons à construire l’idée d’âme comme on construit l’idée de triangle.Mais on admet alors que les habitudes d’esprit acquises par les individus au cours des siècles ont pu devenir héréditaires, modifier la nature et donner une nouvelle mentalité à l’espèce.Ignorer cette réalité économique, c’est risquer de voir les décideurs politiques se fourvoyer dans le jeu de piste des politiques commerciales et s’engouffrer sur une fausse piste.

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