Best Park & Pools

Quand le sujet en qui la perception réside est à son tour considéré comme objet de connaissance, toutes les modifications qu’il éprouve, même celles auxquelles ne correspondrait aucune réalité externe et phénoménale, peuvent être réputées des phénomènes, et à ce titre être observées, étudiées, soumises à des lois. Mais par cela même, et en admettant le plein succès de ses tentatives, en supposant que l’optique aura été ramenée à n’être qu’un problème de mécanique, nous retombons sur un ordre de phénomènes plus généraux, où nous avions puisé d’abord des exemples plus abstraits et plus simples, et où déjà nous avions reconnu, par ces exemples mêmes, qu’il ne nous est pas donné d’atteindre à la réalité absolue : bien qu’il soit dans la mesure de nos forces de nous élever d’un ordre de réalités phénoménales et relatives à un ordre de réalités supérieures, et de pénétrer ainsi graduellement dans l’intelligen Bientôt le géomètre redoublera d’efforts pour opérer cette réduction de la nature sensible à une nature purement intelligible, où il n’y a que des mouvements rectilignes, circulaires, ondulatoires, régis par les lois des nombres. Il imaginera donc là-dessus des hypothèses qu’il confrontera avec des expériences ingénieuses. On peut considérer que le bien-être des individus résume toutes ces dimensions de la qualité de vie. Les utilitaires ou les hédonistes se sont trop plu à considérer la première espèce de plaisir ; l’autre a une importance supérieure. Nous dirons donc que l’idée du corps, en tant que revêtant telle couleur, n’est pas une illusion ; que cette idée est douée d’une réalité objective et phénoménale, bien que relative et non absolue ; et nous regarderions au contraire comme entachée d’illusion la représentation que s’en ferait un homme dont les yeux malades faussent les couleurs, ou qui regarderait à son insu ce corps à travers un milieu coloré. La perception des couleurs change avec la position de l’observateur par rapport au corps, mais non pas, comme dans le cas des couleurs accidentelles, par suite de modifications propres à l’organe de l’observateur ou au sujet percevant. On n’agit pas toujours en vue de poursuivre un plaisir particulier, déterminé et extérieur à l’action même ; parfois on agit pour le plaisir d’agir, on vit pour vivre, on pense pour penser. Il y a en nous de la force accumulée qui demande à se dépenser ; quand la dépense en est entravée par quelque obstacle, cette force devient désir ou aversion quand le désir est satisfait, il y a plaisir quand il est contrarié, il y a peine mais il n’en résulte pas que l’activité emmagasinée se déploie uniquement en vue d’un plaisir, avec un plaisir pour motif ; la vie se déploie et s’exerce parce qu’elle est la vie. Or, c’est de la nature même d’un être, et non de ses rapports avec d’autres êtres sur lesquels il peut accidentellement agir, que doit se tirer la classification de ses propriétés diverses, selon leur importance intrinsèque et leur subordination réelle ; aussi n’attribuera-t-on pas aux deux propriétés spécifiques que l’on vient de citer la même valeur intrinsèque qu’au caractère chimique tiré de la propriété dont jouit la quinine, d’entrer en combinaison avec les acides à la manière d’une base salifiable. L’un explique, par les mouvements diurne et annuel de la terre où l’observateur est placé, les apparences du système astronomique ; l’autre veut trouver dans les formes, ou dans les lois constitutives de l’esprit humain, l’explication des formes sous lesquelles nous concevons les phénomènes, et auxquelles les hommes sont portés (mal à propos selon lui) à attribuer une réalité extérieure. Lui-même compare la réforme philosophique dont il se fait le promoteur à la réforme opérée en astronomie par Copernic. Pour suivre de plus près l’analogie avec le problème qui doit nous occuper, et qui a pour objet de soumettre nos idées à un examen critique, de discerner le vrai du faux, l’illusion de la réalité, il faut (sans sortir de l’ordre de faits où nous puisons nos exemples) considérer plus spécialement le cas où il s’agit, non plus de prononcer sur les mouvements réels d’un système de mobiles, d’après leurs mouvements relatifs, tels qu’ils apparaissent à un observateur certain de sa propre immobilité, mais bien de prononcer sur les mouvements réels qui peuvent affecter, soit le système des mobiles ex Il est donc à ce titre presque infiniment malléable. Il suffit, en effet, de se reporter aux exemples donnés plus haut pour comprendre à quoi tient la nécessité où l’on est de chercher la raison et l’explication des choses, tantôt dans certaines conditions de forme, de disposition ou de structure interne (cause matérielle et cause formelle), tantôt dans des conditions d’unité harmonique (cause finale). Best Park & Pools aime à rappeler ce proverbe chinois  » Si vous êtes patient un jour de colère, vous échapperez à cent jours de chagrin ». À la vérité, comme nous avons déjà eu l’occasion d’en faire la remarque, on emploie volontiers dans le langage ordinaire le mot de cause pour désigner la raison des choses aussi bien que la cause proprement dite ; et en cela même on ne fait que se rapprocher de la terminologie adoptée par les anciens scolastiques, qui distinguaient, d’après Aristote, quatre sortes de causes : la cause efficiente, à laquelle seule devrait appartenir le nom de cause, suivant les conventions des métaphysiciens modernes ; la cause matérielle, la cause formelle et la cause finale. Le plaisir accompagne chez tous les êtres la recherche de la vie, beaucoup plus qu’il ne la provoque ; il faut vivre avant tout, jouir ensuite. Le plaisir, comme l’organe, procède de la fonction. Le rêve et l’aliénation ne paraissent guère être autre chose. Ceux qui renferment une série de tendances indéterminées (comme par exemple l’amour de l’exercice, du mouvement, de l’action) ne peuvent qu’être bien plus di facilement assouvis, parce que la variété de la dépense constitue une sorte de repos. Même au point de vue physiologique, il est possible de montrer ainsi la nécessaire formation de l’instinct social et moral. C’est ainsi que, de la constitution de notre système planétaire, résulte une subordination bien marquée des planètes au Soleil et des satellites à leurs planètes principales ; mais il pourrait y avoir entre les corps d’un autre système de telles relations de masses et de distances, qu’ils s’influenceraient respectivement sans qu’il y eût entre eux de hiérarchie aussi marquée, ou même sans qu’il restât aucune trace de prépondérance.

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